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Une année des extremes.

Si je devais dresser un bilan vite fait de cette année 2019, je dirais qu'elle fut un peu l'année des extrêmes en terme de météo avec un été vraiment très chaud et puis donc un hiver pour le moment très très humide. C'est difficile
pour les coureurs de jongler avec de telles conditions et c'est vrai qu'on peut aussi ainsi expliquer quelques baisses ici ou là, sans parler d'annulations forcées de certaines courses comme, par exemple, Montagrier où j'aurais dû me
rendre fin novembre....
Mais nous nous sommes quittés le mois dernier alors que je revenais du Marathon du Cognac à Jarnac. Pour moi cette épreuve qui s'étend sur plusieurs jours reste un vrai coup de coeur. Et cela fait quelques
années que ça dure. L'équipe organisatrice a changé mais les anciens ne sont jamais bien loin et cette année par exemple, on a pu voir l'ancien président Olivier Joly participer au 10km et celui d'avant, Bernard Brie, applaudir en tant que spectateur. L'an prochain, ce sera déjà la 19ème édition. C'est devenu un monument et vraiment pas surprenant qu'elle soit toujours dans le challenge de la convivialité et des Estivales européennes...
Ensuite nous étions déjà en décembre donc et pour moi c'est l'occasion, surtout, de revenir dans mes terres adorées du côté de Bouliac. Bien sûr, je n'y habite plus désormais mais c'est avec grand plaisir que je reviens dans ce club que j'ai construit et où je suis toujours licencié et président d'honneur. Je dis ça en toute modestie car pour moi les valeurs humaines passent au-dessus de tout et quand je vois que des personnes comme Karine Sanson ou Pascal Mouchage viennent ouvrir les parcours alors qu'ils disputent le lendemain leur championnat de VTT, quand
je vois qu'une Laurence Nogué est serre-file sur la course ou encore qu'un Gawen Brémont qui a tracé les nouveaux parcours arrive à l'emporter, je me dis que l'on a fait à l'époque du bon boulot. Cela me fait vraiment énormément plaisir. C'est vraiment dans l'esprit de la continuité, dans l'esprit d'une famille.
Pour moi, il n'y a pas plus important que ça. La semaine d'après, vous l'aurez compris, il était donc normal que je me rendre du côté de Salleboeuf, pour le X-Cross de Karine et Pascal. C'était la moindre des choses de leur rendre la politesse. Même si la météo a été moins favorable chez eux. Il y a eu 400 coureurs en gros et tous les bénéfices chez eux vont à une association en aide à la petite Alice...
Enfin j'ai terminé le mois et donc l'année, comme à l'habitude, du côté de Salles. Ce sont les amis du Raid du Champion qui organisent. C'est leur troisième organisation de l'année et ils furent plus de 80 rugbymen du club, petits et grands, à venir courir. Je vous raconte pas l'ambiance. Assez unique !
Je vous souhaite donc à tous une belle année 2020 ! On se retrouve très vite du côté de la Détox de Sant-Gervais, le 5 janvier. Et là aussi pour une belle cause...

 

Le chemin de traverse...

L'autre jour, je suis allé m'entraîner sur les petites routes de campagne autour de chez moi. Logiquement comme je cours assez souvent, je commence à les connaître presque toutes.
Pourtant comme je me sentais bien, j'ai voulu allonger un peu la distance. Aussi j'ai emprunté un petit passage que je n'avais jamais pris jusque là. Un chemin de traverse comme on dit.
Et je ne l'ai pas regretté. Qu'est-ce qui fait que l'on a l'impression d'être au bon moment au bon endroit ? Je ne sais pas l'expliquer. Peut-être que c'est parce que le soleil brillait de nouveau
après quelques jours d'absence. Peut-être que c'est parce qu'il faisait doux, juste assez pour courir en tee-shirt encore à cette période. Peut-être aussi parce qu'à ce moment-là j'étais un peu mieux et que ma foulée s'allongeait enfin. Même si, je
l'admets bien volontiers, je n'allais pourtant pas très vite.
Mais là sur cette route inconnue, je n'en croyais pas mes sens. Comme une ligne de crête surplombant deux vallées. D'un côté tout au loin, je pouvais apercevoir les premières bâtisses de Lavaur et
puis même percer à travers un nuage le haut de sa magnifique cathédrale Saint-Alain. De l'autre côté, j'avais une vue imprenable sur le lac de Belcastel et tous ses champs alentour. J'étais à
ce moment un peu comme le maître du monde.
Aucune voiture sur cette petite départementale peu fréquentée. J'étais seul et j'ai aimé ça. Enivré de nature. De cette campagne si calme et ressourçant. Un peu plus loin, j'ai même découvert une petite
église aux abords d'un hameau presqu'oublié. Je suis rentré de ce footing si enthousiaste et heureux que j'ai voulu tout de suite le raconter à mes proches. Leur expliquer qu'il fallait absolument
revenir dans cet endroit un peu reculé. Mais je savais au fond de moi que ce que je venais de vivre là n'appartenait qu'à moi.
Comme toutes ces fois où tous les éléments semblent être en connexion au même moment. La météo, la forme, le paysage, le calme, l'envie, le laisser-aller et puis…. la course à pied bien sûr !